Message du 1er mai 2009 du parti Arco Progresista de Cuba
La Havane, le 30 avril 2009
Chaque 1er mai les travailleurs du monde entier rendent hommage à leurs héros historiques et promeuvent leurs revendications. A Cuba, toutefois, chaque 1er mai dégénère en une journée où les travailleurs manifestent, grâce à la manipulation et la contrainte massives, leur soutien au gouvernement. Pour les autorités, l'objectif est de chercher l'appui des travailleurs à ce qu'on appelle révolution. Mais la vraie question continue d’être si la "révolution" défend les travailleurs. Pour le parti Arco Progresista, la réponse est négative.
Si les travailleurs cubains étaient maîtres de leur fête, nous les écouterions réclamer à leur seul patron, le gouvernement, les mesures et les transformations permettant l’ajustement des salaires et des prestations à l’énorme coût de la vie, pour ainsi pallier les manques matériels formidables que souffre l'immense majorité de notre peuple.
Si les travailleurs cubains pourraient célébrer librement leur 1er mai, en tant que travailleurs libres, sans aucun doute, ils soulèveraient leurs voix pour dénoncer les très difficiles conditions de travail souffertes par les travailleurs de la terre et de l’industrie, et l'abandon des victimes des ainsi nommées rationalisations, qui provoquent un chômage et un sous-emploi jamais reflétés dans les chiffres officiels.
Si l’on leur restituait la célébration du 1er mai, les travailleurs cubains pourraient exiger que les nationaux jouissent des mêmes droits à la propriété, à l'investissement et à la création d'entreprises que seuls les étrangers jouissent maintenant à Cuba. Ils exigeraient la fin de l’ entremise de l'État et des conditionnements politiques dans l'embauche, la promotion et la rémunération du travail, ainsi que le droit à la libre syndicalisation, formellement reconnu par le Code du Travail en vigueur et qui continue d’être lettre morte et occulte.
Le fait que même le jour du Premier Mai les travailleurs cubains, contrairement aux travailleurs du monde entier, n'aient pas une seule demande publique à formuler, ou le fait que le gouvernement puisse mobiliser à tout un peuple en fonction de ses propres intérêts et de ses propres conceptions, en dit long sur la nature du régime. Sans la transformation de ce régime, la classe ouvrière cubaine ne pourra sortir de cette longue léthargie et récupérer cette impulsion qui, dans les premières décennies du siècle passé, lui a permis, tout en surmontant de grands obstacles, de former de grands dirigeants et d’obtenir des conquêtes essentielles.
l'Arco Progresista estime scandaleux que certains syndicalistes d'autres pays viennent chaque année à Cuba pour participer à un Premier Mai officiel, sans qu'ils exigent pour les travailleurs cubains les droits et les pouvoirs qu' ils exigent et dont ils jouissent dans leurs propres pays.
L'Arco Progresista invite tous les syndicalistes indépendants cubains à célébrer le Premier Mai prochain, car il s’agit là d’un grand moment de revendication des droits et des libertés des travailleurs cubains.
Manuel Cuesta Morúa
Porte-parole
Chaque 1er mai les travailleurs du monde entier rendent hommage à leurs héros historiques et promeuvent leurs revendications. A Cuba, toutefois, chaque 1er mai dégénère en une journée où les travailleurs manifestent, grâce à la manipulation et la contrainte massives, leur soutien au gouvernement. Pour les autorités, l'objectif est de chercher l'appui des travailleurs à ce qu'on appelle révolution. Mais la vraie question continue d’être si la "révolution" défend les travailleurs. Pour le parti Arco Progresista, la réponse est négative.
Si les travailleurs cubains étaient maîtres de leur fête, nous les écouterions réclamer à leur seul patron, le gouvernement, les mesures et les transformations permettant l’ajustement des salaires et des prestations à l’énorme coût de la vie, pour ainsi pallier les manques matériels formidables que souffre l'immense majorité de notre peuple.
Si les travailleurs cubains pourraient célébrer librement leur 1er mai, en tant que travailleurs libres, sans aucun doute, ils soulèveraient leurs voix pour dénoncer les très difficiles conditions de travail souffertes par les travailleurs de la terre et de l’industrie, et l'abandon des victimes des ainsi nommées rationalisations, qui provoquent un chômage et un sous-emploi jamais reflétés dans les chiffres officiels.
Si l’on leur restituait la célébration du 1er mai, les travailleurs cubains pourraient exiger que les nationaux jouissent des mêmes droits à la propriété, à l'investissement et à la création d'entreprises que seuls les étrangers jouissent maintenant à Cuba. Ils exigeraient la fin de l’ entremise de l'État et des conditionnements politiques dans l'embauche, la promotion et la rémunération du travail, ainsi que le droit à la libre syndicalisation, formellement reconnu par le Code du Travail en vigueur et qui continue d’être lettre morte et occulte.
Le fait que même le jour du Premier Mai les travailleurs cubains, contrairement aux travailleurs du monde entier, n'aient pas une seule demande publique à formuler, ou le fait que le gouvernement puisse mobiliser à tout un peuple en fonction de ses propres intérêts et de ses propres conceptions, en dit long sur la nature du régime. Sans la transformation de ce régime, la classe ouvrière cubaine ne pourra sortir de cette longue léthargie et récupérer cette impulsion qui, dans les premières décennies du siècle passé, lui a permis, tout en surmontant de grands obstacles, de former de grands dirigeants et d’obtenir des conquêtes essentielles.
l'Arco Progresista estime scandaleux que certains syndicalistes d'autres pays viennent chaque année à Cuba pour participer à un Premier Mai officiel, sans qu'ils exigent pour les travailleurs cubains les droits et les pouvoirs qu' ils exigent et dont ils jouissent dans leurs propres pays.
L'Arco Progresista invite tous les syndicalistes indépendants cubains à célébrer le Premier Mai prochain, car il s’agit là d’un grand moment de revendication des droits et des libertés des travailleurs cubains.
Manuel Cuesta Morúa
Porte-parole
L'élection de M. Obama ravive le débat racial à La Havane
Lettre ouverte des sociaux démocrates cubains aux suivant Président des EU
La Havane, le 22 octobre 2008
M. le Président des Etats-Unis de l'Amérique:
Les Etats-Unis se retrouvent à un moment historique bien significatif. Ces élections ont été exemplaires, parce qu'elles ont mis à débat à toute la nation américaine de toutes les catégories sociales: la jeunesse, en passant par les secteurs les plus traditionnels, jusqu'aux secteurs culturels et sociaux qui restent d'habitude éloignés de la politique interne.
On a aussi impliqué dans le débat des sujets fondamentaux propres à une société en évolution: race, minorités, écologie, éducation, santé, distribution du bien-être, la guerre et, évidemment, l'économie. Tout ceci dans le cadre d'une globalisation accélérée que révèle toutes les failles structurelles du monde - la crise des marchés financiers étant bien plus qu'un accident de parcours - tout en révélant aussi les potentialités de sociétés ouvertes et créatives.
Si à cela nous ajoutons la lutte irréversible pour l'auto-reconnaissance des individus, États, régions et cultures, nous pouvons parler d'un monde de plus en plus complexe au milieu d'une prolifération de réseaux de communication et d'information que suppose tant d'occasions comme de dangers. Ce tableau exige une ouverture mentale, direction effective, flexibilité et exercice partagé de responsabilités dans la politique régionale et dans les organismes internationaux, dans le contexte d'une démocratisation nécessaire de nos sociétés.
Votre gouvernement se trouve devant le défi de réconcilier la géopolitique avec les intérêts et les nécessités de sociétés pauvres et déconnectées, qui ont besoin d’une voix plus forte dans les organismes internationaux pour résoudre les conflits et d'établir la coopération nécessaire. La demande, d’ouverture mentale, de direction effective, de flexibilité et d’exercice partagé de responsabilités surgit tant dans la société américaine comme dans la majorité des pays du monde. L'attention mondiale que ces élections ont suscitée répond à une demande mondiale de changement dans les styles et la façon d’aborder les problèmes, vieux et nouveaux, globaux et globalisés auxquels fait face le monde.
L'attention pour ce changement aux États-Unis est particulièrement vive au Cuba. S’il est vrai que les Etats-Unis ont besoin d’un changement, pour Cuba il n’y a même pas de survie en tant que continuité historique sans un changement. Au Parti Arc Progressiste nous sommes conscients qu'un Nouveau Pays, nom du projet global que nous articulons, est nécessaire, si Cuba veut continuer comme pays viable: ce que nous obtiendrons seulement en démocratie.
Et, évidemment, nous considérons que la réorientation de la politique d'États Unis envers notre pays est essentielle pour dissoudre le dense réseau de prétextes que pendant presque 50 années le gouvernement cubain s’est tissé pour justifier la non-viabilité de son projet politique: un projet qui ne répond pas, ni a jamais répondu aux aspirations ou à la culture dans la société cubaine.
Évidemment, les Etats-Unis ne partagent aucune responsabilité pour la crise structurelle et historique de Cuba; sa seule responsabilité est celle de fournir les alibis dont notre gouvernement s’est servi pour que notre conflit interne Etat-société soit éternellement remplacé par un conflit entre Cuba et les États Unis. Dans ce sens, les politiques américaines traditionnelles ont constitué le meilleur stabilisateur du gouvernement cubain.
Cuba vit un moment de transition, dans le sens culturel, qui a acquis davantage de visibilité avec la cession de pouvoir entre les frères Castro. Le gouvernement précédent des Etats-Unis n'a pas su profiter du moment et a persisté dans l'erreur de faire précisément ce que La Havane avait besoin pour nous attraper dans son immobilisme agité.
Le gouvernement américain s’est efforcé à isoler systématiquement les familles des deux côtés du détroit de la Floride, à limiter les envois d’argent des cubains aux Etats Unis à leur familles à Cuba, à limiter l'échange culturel entre nos sociétés. Il a insisté dans sa dure rhétorique, élevé au rang de politique d'État le pari sur la déstabilisation comme coût nécessaire pour atteindre la liberté des cubains, il a conçu des modèles de transition démocratique dans l'Île en termes de la Guerre Froide. Ce type de politiques sont précisément celles qui se relient le mieux aux nécessités stratégiques du gouvernement cubain, et cela à un moment où notre société exige de mille manières une stratégie de changement profond.
Ce que votre gouvernement pourrait faire pour la démocratie à Cuba est de rompre, précisément, avec ce schéma qui n'a pas apporté aucun bénéfice aux cubains. Il est curieux que, dans la mesure où aux Etats-Unis mêmes l’on assiste à une avance de la thèse d'un changement de politique envers Cuba, les offres de dialogue que Raúl Castro avait formulé à G.W. Bush, lorsqu’il a été élu à la tête du Conseil d'État à Cuba ne trouvent aucun écho.
A la question si un changement de politique par les Etats-Unis envers Cuba convient au gouvernement cubain, nous répondons, en tant que parti politique, oui. Mais il nous paraît aussi qu'il n'est pas de son intérêt, dans la mesure qu'un virement américain est certainement déstabilisateur pour les autorités de Cuba, plus ou moins formées pour administrer la crise, mais sans la qualité de direction que requiert le pays en ce moment. Par contre, les citoyens cubains et le Parti Arc Progressiste si s’intéressent à un changement drastique dans la politique américaine envers Cuba.
Cette nouvelle politique américaine devrait rompre notre cycle de dépendances précaires aux intérêts géostratégiques d'acteurs irresponsables, comme le gouvernement de Chávez au Venezuela; avec la dépendance d'autres acteurs qui viennent nous visiter de nouveau pour satisfaire ainsi leurs nécessités propres de compensation géopolitique, comme la Russie; et dépendance des Etats-Unis qui ont seulement pu reproduire avec Cuba une relation conflictuelle, viciée, peu respectueusement et principalement schizophrène.
Qu'est-ce qu'attendons-nous de votre présidence ? L'élimination de toutes les restrictions qu'empêchent la communication entre les familles cubaines, une révision profonde des schémas traditionnels de la politique américaine, ce qu'inclut l'élimination de l'embargo, une disposition claire au dialogue avec tous les cubains, un appui sincère, sans interférences, avec les démocrates cubains et de gestes clairs de considérer l'indépendance de Cuba comme un bien culturel et politique acquis qui sera respecté par votre gouvernement.
Ce serait la meilleure contribution à la démocratisation de Cuba, ne fusse ce que parce que le gouvernement cubain ne pourrait plus faire appel au prétexte désuet dont il se sert pour décharger sur un autre pays la crise globale d'un régime et son modèle.
La meilleure politique d'États Unis envers Cuba est celle de laisser le gouvernement cubain seul avec ses propres fantômes. Voilà la manière la plus appropriée de contribuer au réarmement psychologique des cubains dans leur débat permanent pour l'établissement d'un État de droit démocratique.
Avec le témoignage de ma plus haute considération,
Manuel Cuesta Morúa
Secrétaires-général du Partido Arco Progresista de Cuba
M. le Président des Etats-Unis de l'Amérique:
Les Etats-Unis se retrouvent à un moment historique bien significatif. Ces élections ont été exemplaires, parce qu'elles ont mis à débat à toute la nation américaine de toutes les catégories sociales: la jeunesse, en passant par les secteurs les plus traditionnels, jusqu'aux secteurs culturels et sociaux qui restent d'habitude éloignés de la politique interne.
On a aussi impliqué dans le débat des sujets fondamentaux propres à une société en évolution: race, minorités, écologie, éducation, santé, distribution du bien-être, la guerre et, évidemment, l'économie. Tout ceci dans le cadre d'une globalisation accélérée que révèle toutes les failles structurelles du monde - la crise des marchés financiers étant bien plus qu'un accident de parcours - tout en révélant aussi les potentialités de sociétés ouvertes et créatives.
Si à cela nous ajoutons la lutte irréversible pour l'auto-reconnaissance des individus, États, régions et cultures, nous pouvons parler d'un monde de plus en plus complexe au milieu d'une prolifération de réseaux de communication et d'information que suppose tant d'occasions comme de dangers. Ce tableau exige une ouverture mentale, direction effective, flexibilité et exercice partagé de responsabilités dans la politique régionale et dans les organismes internationaux, dans le contexte d'une démocratisation nécessaire de nos sociétés.
Votre gouvernement se trouve devant le défi de réconcilier la géopolitique avec les intérêts et les nécessités de sociétés pauvres et déconnectées, qui ont besoin d’une voix plus forte dans les organismes internationaux pour résoudre les conflits et d'établir la coopération nécessaire. La demande, d’ouverture mentale, de direction effective, de flexibilité et d’exercice partagé de responsabilités surgit tant dans la société américaine comme dans la majorité des pays du monde. L'attention mondiale que ces élections ont suscitée répond à une demande mondiale de changement dans les styles et la façon d’aborder les problèmes, vieux et nouveaux, globaux et globalisés auxquels fait face le monde.
L'attention pour ce changement aux États-Unis est particulièrement vive au Cuba. S’il est vrai que les Etats-Unis ont besoin d’un changement, pour Cuba il n’y a même pas de survie en tant que continuité historique sans un changement. Au Parti Arc Progressiste nous sommes conscients qu'un Nouveau Pays, nom du projet global que nous articulons, est nécessaire, si Cuba veut continuer comme pays viable: ce que nous obtiendrons seulement en démocratie.
Et, évidemment, nous considérons que la réorientation de la politique d'États Unis envers notre pays est essentielle pour dissoudre le dense réseau de prétextes que pendant presque 50 années le gouvernement cubain s’est tissé pour justifier la non-viabilité de son projet politique: un projet qui ne répond pas, ni a jamais répondu aux aspirations ou à la culture dans la société cubaine.
Évidemment, les Etats-Unis ne partagent aucune responsabilité pour la crise structurelle et historique de Cuba; sa seule responsabilité est celle de fournir les alibis dont notre gouvernement s’est servi pour que notre conflit interne Etat-société soit éternellement remplacé par un conflit entre Cuba et les États Unis. Dans ce sens, les politiques américaines traditionnelles ont constitué le meilleur stabilisateur du gouvernement cubain.
Cuba vit un moment de transition, dans le sens culturel, qui a acquis davantage de visibilité avec la cession de pouvoir entre les frères Castro. Le gouvernement précédent des Etats-Unis n'a pas su profiter du moment et a persisté dans l'erreur de faire précisément ce que La Havane avait besoin pour nous attraper dans son immobilisme agité.
Le gouvernement américain s’est efforcé à isoler systématiquement les familles des deux côtés du détroit de la Floride, à limiter les envois d’argent des cubains aux Etats Unis à leur familles à Cuba, à limiter l'échange culturel entre nos sociétés. Il a insisté dans sa dure rhétorique, élevé au rang de politique d'État le pari sur la déstabilisation comme coût nécessaire pour atteindre la liberté des cubains, il a conçu des modèles de transition démocratique dans l'Île en termes de la Guerre Froide. Ce type de politiques sont précisément celles qui se relient le mieux aux nécessités stratégiques du gouvernement cubain, et cela à un moment où notre société exige de mille manières une stratégie de changement profond.
Ce que votre gouvernement pourrait faire pour la démocratie à Cuba est de rompre, précisément, avec ce schéma qui n'a pas apporté aucun bénéfice aux cubains. Il est curieux que, dans la mesure où aux Etats-Unis mêmes l’on assiste à une avance de la thèse d'un changement de politique envers Cuba, les offres de dialogue que Raúl Castro avait formulé à G.W. Bush, lorsqu’il a été élu à la tête du Conseil d'État à Cuba ne trouvent aucun écho.
A la question si un changement de politique par les Etats-Unis envers Cuba convient au gouvernement cubain, nous répondons, en tant que parti politique, oui. Mais il nous paraît aussi qu'il n'est pas de son intérêt, dans la mesure qu'un virement américain est certainement déstabilisateur pour les autorités de Cuba, plus ou moins formées pour administrer la crise, mais sans la qualité de direction que requiert le pays en ce moment. Par contre, les citoyens cubains et le Parti Arc Progressiste si s’intéressent à un changement drastique dans la politique américaine envers Cuba.
Cette nouvelle politique américaine devrait rompre notre cycle de dépendances précaires aux intérêts géostratégiques d'acteurs irresponsables, comme le gouvernement de Chávez au Venezuela; avec la dépendance d'autres acteurs qui viennent nous visiter de nouveau pour satisfaire ainsi leurs nécessités propres de compensation géopolitique, comme la Russie; et dépendance des Etats-Unis qui ont seulement pu reproduire avec Cuba une relation conflictuelle, viciée, peu respectueusement et principalement schizophrène.
Qu'est-ce qu'attendons-nous de votre présidence ? L'élimination de toutes les restrictions qu'empêchent la communication entre les familles cubaines, une révision profonde des schémas traditionnels de la politique américaine, ce qu'inclut l'élimination de l'embargo, une disposition claire au dialogue avec tous les cubains, un appui sincère, sans interférences, avec les démocrates cubains et de gestes clairs de considérer l'indépendance de Cuba comme un bien culturel et politique acquis qui sera respecté par votre gouvernement.
Ce serait la meilleure contribution à la démocratisation de Cuba, ne fusse ce que parce que le gouvernement cubain ne pourrait plus faire appel au prétexte désuet dont il se sert pour décharger sur un autre pays la crise globale d'un régime et son modèle.
La meilleure politique d'États Unis envers Cuba est celle de laisser le gouvernement cubain seul avec ses propres fantômes. Voilà la manière la plus appropriée de contribuer au réarmement psychologique des cubains dans leur débat permanent pour l'établissement d'un État de droit démocratique.
Avec le témoignage de ma plus haute considération,
Manuel Cuesta Morúa
Secrétaires-général du Partido Arco Progresista de Cuba
Dénonciation d'abus brutal par la police contre dirigeante de l'Arco Progresista

